Author: yannick

  • Intervention musclée et arrangements…

    Appelduseizeseptembre

    Suite à l’intervention musclée des Tortues Ninja, du GIGNBD, de Bob Dylan et des Choeurs de l’armée rouge, nous sommes arrivés à un arrangement avec le CGGCBBDF.

    Après un terrible bain de sang, afin de libérer les blogueurs concernés et d’éviter de futures attaques de kamikazes du commentaire adeptes du Preum’s suicide, nous avons choisi d’inviter les membres du GCBDFGCF-machin au Festiblog.

    Ainsi, ne soyez pas étonnés si, en plus d’une dédicace, vous recevez un commentaire en venant au Festiblog… On vous en dira plus très bientôt !

  • Le CGGCBBDFF frappe encore !

    Alors que nous pensions que la vague d’enlèvements avait cessé, le CGGCBBDFF nous envoie cette vidéo prouvant que le blogueur BD Sébastien Vassant a également été kidnappé. Au même instant, une dépêche de l’AFPBD annonçait les piratages des blogs d’Unter, Obion et Mouton Benzen.

    L’équipe du Festiblog ne sait que faire, nous voudrions agir mais cela donnerait raison à ces, n’ayons pas peur des mots, terroristes. Que faire ? QUE FAIRE ?!

  • La marraine 2007 enlevée !!!

    La série noire continue, devant le grand nombre d’auteurs concernés, le Festiblog met tout en oeuvre pour récupérer les blogueurs vivants…

  • Goupil Acnéique… Aussi…

    A votre avis, devons-nous faire quelque chose ? Le Festival y réfléchit…

  • Nouvelle victime innocente du CGGCBBDFF

    Il semble que le CGGCBBDFF s’intéresse aussi à ceux qui ne sont pas invités…

    Nous prendrons position ce soir… parce que bon, pour Ak, on va pas se presser non plus…

  • Sauvez le parrain…

    Cette vidéo vient de nous arriver confirmant l’importance du message reçu ce matin…

    Devons-nous réagir… Nous y réfléchissons…

  • Des auteurs kidnappés…

    Ce triste matin de septembre, nous recevons ce message vidéo accompagné d’une lettre :

    Ceci est un communiqué de la Confédération Générale De Gaule Des Commentateurs Francophones Français

    CyberMadame, Cybermademoiselle, Cybermonsieur,

    Le Festiblog 2008 est l’occasion de réparer une des plus grandes injustices du Web 2.0 : l’anonymat insupportable dans lequel est plongée la commentosphère dans son ensemble.

    Et oui, le succès d’un blog BD est loin de reposer uniquement sur le  supposé « talent » de son auteur, car, personne ne le contestera, le commentaire est au blog ce que l’œuf est à la poule.

    Tant et si bien que certains auteurs malhonnêtes vont jusqu’à commenter eux-mêmes leur propre blog.

    Pire encore, saviez-vous que d’autres, jaloux du succès remporté par certains commentateurs, suppriment leurs plus belles interventions ?

    Les exemples en sont légion : comment oublier par exemple le premier « Preums » de Sombre_Dark_666, le 26 février 2002 à 03h56, supprimé dès 04h58 par un Boulet fou de rage ?

    Trop, c’est trop !

    Nous à la CGDGDCFF, avons décidé de rendre au commentaire la place qui est la sienne !

    Voici la liste de nos revendications :

    • Nous exigeons que les commentaires soient écrits en corps 18.
    • Nous exigeons que les questions des captchas soient moins compliquées : ne pas avoir eu son brevet ou être daltonien ne doit pas empêcher le commentaire.
    • Nous exigeons que soient condamnés  les auteurs de blogs ayant fermé leurs commentaires afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice de ce pays.
    • Enfin, nous exigeons d’être invités au Festiblog 2008 en tant qu’auteurs à part entière pour que la majorité silencieuse puisse enfin rencontrer ces commentateurs qui la font rêver depuis toutes ces années.

    Signé : Les membres du CGDGDCFF

    L’organisation du Festival des Blogs BD et du Webcomics prendra position plus tard dans la journée après enquête…

    (more…)

  • Paprika, invité 2008 # 59

    Elle nous aide régulièrement à organiser le Festiblog, un peu normal car elle est maintenant la compagne de son fondateur. Du coup on n’allait pas se priver de sa présence aux tables de dédicaces cette année encore, d’autant plus que son blog fait parti des quelques privilégiés à avoir trouvé une nouvelle vie sur le support papier. Vous l’aurez deviné, notre 59ème invité est Paprika.

    Paprika_festiblog08


    Qui es-tu ?

    Paprika

    Quoi de neuf depuis le dernier Festiblog ?

    La principale nouvelle est la publication de mon premier album, "Le Maillot Rouge", adaptation de l’histoire pré-publiée sur mon blog, aux éditions Paquet. Ça a été un grand moment pour moi, et je suis très fière que cette histoire ait commencé par le blog. C’est ce support qui m’a donné l’impulsion pour la commencer et la motivation pour la continuer. Son adaptation papier me permet de tourner une page.

    Ton blog a-t-il changé depuis ta dernière interview ?

    Oui, il a avant tout changé d’adresse, suite à des déboires avec mon ancien fournisseur d’accès Free. En effet, sans avertissement de leur part, ma base de commentaires a été entièrement supprimée. J’ai dû dire au revoir à des milliers de messages de lecteurs… L’autre changement, c’est aussi le sommeil prolongé de mon blog, à la fois par manque de temps (énormément de travail cette année), mais aussi parce qu’il n’est pas facile d’enchaîner après une histoire comme celle du Maillot Rouge. J’avoue que je ne me vois pas revenir à des petites histoires du quotidien, ça ne s’y prête plus… Je suis donc à la recherche de nouvelles histoires, mais ça demande de lâcher la précédente, accepter de passer à autre chose, ça n’est pas toujours évident.

    A ton avis, la blogosphère BD a-t-elle changé cette année ?

    J’aimerais pouvoir donner mon opinion là dessus, malheureusement j’ai beaucoup moins suivi les blogs cette année. Je peux seulement dire qu’à l’occasion du Festival de Romans j’ai découvert de nouveaux blogs vraiment sympathiques.

    Quel est ton point de vue sur la BD numérique ?
    Je crois que la BD numérique trouve de plus en plus sa place dans l’univers de la BD tout court. Son côté complémentaire avec la BD papier apparaît de plus en plus clairement. C’est le support idéal des BD lâchées, légères et quotidiennes. C’est aussi, je crois, le support idéal des feuilletons, ainsi que je l’avais expérimenté pour ma propre BD.

    A ce propos, pour toi quel est l’avantage de la BD en ligne ?
    L’avantage le plus évident me paraît être l’absence d’intermédiaire qui permet une liberté totale en terme de contenu. Tout le monde peut publier ce que bon lui semble, quels qu’en soient la qualité, le propos, le format… Cela fait nécessairement émerger des talents qui n’auraient peut-être pas passé le filtre des éditeurs. De plus, je crois que publier en ligne régulièrement est extrêmement stimulant et permet de réellement progresser.

    As-tu des chouchous en blogs BD ou en webcomics ?
    Comme tout le monde, j’ai été conquise par Pénélope Jolicoeur, et je reste fidèle à Miss Gally, en particulier avec Le blog d’une grosse.

    Quel est ton meilleur souvenir des précédents Festiblogs ?
    Ma toute première dédicace, avec l’intimidation qui l’accompagne.

    Un mot pour ceux qui viennent ?

    N’hésitez pas ! L’ambiance est excellente et vous ne pourrez être déçus.

    Parle-nous d’un truc qui te plait mais qui n’a rien à voir avec la BD ?
    Eh bien, pourquoi pas de mon dernier coup de cœur littéraire : "La princesse et le pêcheur" de Minh Tran Huy. Ce roman écrit à la première personne nous fait entrer dans la peau d’une jeune française d’origine vietnamienne, réservée, originale, mais en pleine gaucherie adolescente. Elle rencontre un jeune homme, d’origine vietnamienne lui aussi. Grâce à leur amitié presque amoureuse, elle renoue avec une partie d’elle qu’elle avait ignorée jusqu’alors. J’adore découvrir des auteurs dont je ne sais rien ou presque, et là pour le coup je n’ai pas été déçue. Une écriture toute en finesse qui me correspond bien. Mes lectures, mais aussi les films, les expos, ou encore la musique, m’inspirent beaucoup pour l’écriture BD.

    Un dernier mot ?

    Vivement le 27 septembre !

  • Turalo, invité 2008 #58

    Notre 58ème invité est un des pionniers du Festiblog. Il aida à organiser la première édition, fut le parrain de la deuxième, l’animateur du FestiFightClub l’année dernière. Que nous réserve-t-il cette année ? Vous le saurez peut-être en lisant l’interview du roi de la blogosphère BD : Turalo !

    Turalofestiblog4

    Qui es-tu ?
    Turalo, le Roi autoproclamé de la Blogosphère Bédé !

    Quoi de neuf depuis le dernier Festiblog ?
    Un an de plus, mon jeune ami ! Un an de plus… Et puis, surtout, la publication en ligne de ma nouvelle série, "Le Blog de Franquin", scénarisée par l’excellent Piak et éditée par Foolstrip !!! Et puis, sinon, du taf’, plein, de nouveaux albums, de nouvelles amitiés. Quelques inimitiés, aussi… Pas de ying sans yang. Et puis il y a quand même eu les 23HBD, au mois de mars, qui ont été une très belle aventure. On s’est fatigué comme des crétins, et j’ai failli perdre une main, mais qu’est-ce que c’était bien !

    Ton blog a-t-il changé depuis ta dernière interview ?

    Pas mal, oui ! Déjà, y’a eu le crash 20six, qui a pas mal changé la donne, et puis il me faut bien constater une perte d’intérêt dans mon propos. Il est devenu un peu chiant, mon blog. Mais c’est parce que je vieillis, et que j’ai tendance à m’aigrir. Et puis c’est aussi parce que j’ai vraiment eu beaucoup-beaucoup de boulot, et moins de temps à consacrer à mon petit coin du web.

    A ton avis, la blogosphère BD a-t-elle changé cette année ?
    Ouais… Comme mon blog, quoi : c’est devenu plutôt chiant. Mais il y a aussi eu quelques bonnes surprises ! Et une nouvelle génération (La troisième ? Quatrième ?), aussi, qui arrive, et qui va tout défoncer. Comme chaque année.

    Quel est ton point de vue sur la BD numérique ?
    La "BD2.0", tu veux dire ? C’est l’avenir, mon bon monsieur ! Temporisons en constatant plutôt que l’internet est un nouveau media pour la BD, au même titre que le livre ou la presse. Il faudrait juste arriver à se mettre en tête que c’est un format différent, et produire enfin des œuvres dont le format soit adapté au format écran au lieu de continuer à singer le format papier.

    A ce propos, pour toi quel est l’avantage de la BD en ligne ?
    Justement : la perspective de formats inédits pour un art qui a toujours su s’adapter à de nouvelles contraintes.

    As-tu des chouchous en blogs BD ou en webcomics ?
    Si tu me dis "chouchou", je réponds "Piak". C’est un tic, chez moi. Sinon, j’aime bien l’humour bête et méchant des Tontons Justice (une sacrée bande de cons), dissidents des colonnes de mes commentaires de l’époque de la "Justice League of Blogosphere". Ah, nostalgie, quand tu nous tiens !

    Quel est ton meilleur souvenir des précédents Festiblogs ?

    En 3 étapes : 1/ le succès inattendu de la première édition, tu te souviens ? On craignait d’être un peu tous seuls, à se regarder dans le blanc des yeux, sans trop savoir quoi faire… Nous étions jeunes et beaux en ce temps-là. 2/ l’immense honneur d’avoir été le parrain de la seconde édition ! Et les petites poilades solitaires au moment de la conception de l’affiche… Je me trouvais encore drôle à cette période. 3/ le Festi-Fight Club de la troisième édition ! On s’est quand même bien marré. Et mon rôle de videur à l’entrée du repas du soir 🙂

    Un mot pour ceux qui viennent ?

    Un seul conseil : pensez à vous laver avant de venir… Parce que l’année dernière, y’en avait, franchement, ils fouettaient grave !

    Parle-nous d’un truc qui te plait mais qui n’a rien à voir avec la BD ?
    Je construis des maquettes en allumettes représentant des dictateurs célèbres en buste? C’est une passion récente, qui me prend beaucoup de temps. Ça revient un peu cher en allumettes, mais toujours moins cher qu’une voiture qui pollue et qui finit de tuer notre planète et d’enrichir les émirats…

    Un dernier mot ?

    T’as pas une vraie vie, sale geek ?

  • Phiip, invité 2008 #57

    Notre 57ème invité publie ses webcomics sur le portail Lapin, bienvenue à Phiip

    Lapinfestiblog

    Qui es-tu ?
    Mon nom est Phiip, the only Phiip. J’ai 30 ans passés (hm), j’habite à Lille.

    Comment as-tu commencé à dessiner ?
    J’ai suivi le parcours classique (marges des cahiers-caricatures de profs-journal des élèves-succès, gloire filles-première bd moche-première publication-re-gloire, succès filles-montage de maison d’édition-publications à succès-festivaux, rencontres-invitation au Festiblog-overdose dans les toilettes de la librairie Alb…, heu, non, pas encore.

    As-tu suivi une formation ?
    Oui. Mais pour savoir faire des ronds-points. Du coup, je mets plein de ronds-points dans mes bandes dessinées.

    Peux-tu présenter ton blog ?
    Non. Je suis trop timide. Et en plus, je fais des webcomics bordel.

    Pourquoi as-tu commencé à bloguer ?
    J’étais au fond du trou, alors j’ai pris une pelle et j’ai commencé à creuser. Et puis je me suis juré que jamais, au grand jamais je n’aurais de blog, parce que je suis pas un pédé, moi, madame. Non mais.

    Quel public voulais-tu rencontrer ?
    Des adoratrices avec un gros tour de poitrine et un tout petit tour de tête.

    Et finalement qui sont tes lecteurs ?
    Mes lecteurs sont les gens qui sont tombés par hasard sur lapin en tapant : « lapin », « bd cul », « bd porno », « le meilleur site porno du monde », « ninja », « elfe alcoolique », « moche », « wallpaper playboy », « photo de nain han, han, tu aimes, dis tu aimes », « tu mérites une bonne fessée », « comment draguer une fille de votre classe », « could not connect to the database », « tee shirt playboy lapin », et bien sûr, « zoophilie gratuite non censurée ».
    En bref, la crème de l’élite internaute francophone.

    Combien de temps passes-tu en moyenne sur tes notes ?
    Si par mes notes, tu veux dire mes comics strips quotidiens, alors c’est deux heures par jour en moyenne, réparties en :
    –    une demie-heure de conception vautré sur le canapé. Comme en général il est 11h00-12h00, il est assez fréquent que je m’endorme à ce stade ;
    –    réveil ;
    –    qu’est-ce que je fous là, ah ouais, conception
    –    après je dessine les lapins
    –    après je scanne, je mets en forme et j’ajoute le texte.

    Est-ce que ce sont des dessins spécialement faits pour le blog ?
    Non, je fais mes dessins pour le New Yorker, et je leur envoie tous les jours, mais ils me répondent jamais, alors je les poste sur le portail lapin, le portail qu’il est bien.

    Avec quoi dessines-tu (crayons, pinceau, palette…) ?
    Je dessine avec des crayons et des stylos noirs, de type variable, taille 0.7 à 1.0.

    Quelles sont tes influences graphiques ?
    Le lapin dessiné est inspiré du lapin en photomontage. Il est le produit de l’évolution permanente de lapin.

    Combien de temps passes-tu sur les blogs des autres (par jour ? par mois ?) ?
    Disons une demie-heure par jour en moyenne, en général je saute de blog en blog via les liens, c’est rare que je reste plus de cinq minutes sur un même blog. Si y’a des filles à poil, je vais probablement le lire beaucoup plus attentivement.

    Quels sont ceux dont tu es fan ?
    Boulet, et je me retrouve souvent à lire celui de Laurel sans comprendre comment, un peu comme quand on lit Voici dans la salle d’attente du docteur alors que Psychologies Magazine est posé juste à côté. Sinon, je suis surtout l’actualité des webcomics anglophones, Saturday Morning Breakfast Cereals, Droop, The Abominable Charles Christopher, Bigger than Cheeses, Diesel Sweeties, xkcd, the Perry Bible Fellowship, Dinosaur Comics, Dilbert, etc.

    As-tu fait des rencontres grâce aux blogs ?
    Grâce aux webcomics, oui, on se retrouve souvent avec Jif de webcomics.fr dans tel ou tel festival, plusieurs soirées et rencontres lapin ont été organisée via le forum –notamment une descente de l’Ardèche lapin en canoë, très décorée et très joyeuse en août dernier. La petite communauté des lapins se retrouve régulièrement, et plusieurs lapins sont actionnaires de la maison d’Edition éponyme.

    Es-tu sensible aux commentaires ?
    En fait, oui, mais lorsqu’ils viennent d’une série très limitées de personnes que je connais et à qui je fais confiance. Les commentaires des webcomics, qu’on a introduits l’année dernière si je me souviens bien, c’est plus un jeu qu’un vrai dialogue. Je préfère nettement les débats du forum lapin. Je suis très mal les commentaires, en particuliers ceux postés sur mes séries à moi, et j’y réponds (lorsque j’y réponds) plusieurs jours/semaines/mois en retard.

    Pour toi, quels sont les points forts du blog et de la BD en ligne ?
    La liberté éditoriale, la facilité de publication, la suppression des intermédiaires, la possibilité de toucher son public, le tout pour un coût nul à faible, et ce vautré dans son fauteuil une bière à la main.

    Et les points faibles ?

    Trop d’uniformité, peu d’originalité. Souvent, le contenu des blogs ou des webcomics est faible à nul, et on l’impression de l’avoir déjà lu mille fois. Je ne parle pas de l’intrusion de la publicité et des google ads, qui font que d’ici peu, la blogosphère ressemblera au reste de l’internet, une bouillie de pubs, d’annonces, de flux RSS et de liens, et il faudra une demie-heure pour trouver du contenu quelque part.

    Comment penses-tu que la blogosphère BD va évoluer ?
    Passé l’excitation première et les excès du début, je suppose qu’elle va se stabiliser un peu, et qu’on va enfin se focaliser sur l’égo des gens, leur humeur, et comment ils se sentent en se levant le matin. Je pense aussi que l’odorama devrait améliorer la qualité de la navigation et qu’on va enfin mieux profiter de toutes les scènes de toilettes et de caca.

    Penses-tu que les gens vont de plus en plus lire de BD en ligne ?
    Si la qualité globale de la bande dessinée en ligne se maintient, oui. Si elle part trop en couilles, alors les gens ne se fatigueront pas à trier le bon grain du pas bon grain et ils iront glander sur Youtube ou Youporn au lieu de rien foutre sur le portail lapin.

    De manière générale, penses-tu que la BD numérique (à lire sur le web, sur iPhone, sur PSP…) pourrait nuire à la BD papier ?
    Il s’agit de deux sujets complètement différents, qui n’ont pratiquement rien à voir l’un avec l’autre. A mon avis, ce sont des usages différents, des publics différents, des cultures différentes. On les oppose, mais ils sont complémentaires. Ce n’est pas parce que les webcomics lapin sont disponibles intégralement sur le net qu’ils se vendent moins bien, au contraire. Ce que internet va changer par contre, c’est le visage de la vente de bandes dessinées. On ne va plus avoir besoin de passer par les intermédiaires habituels, ni les librairies (et ce n’est pas faute d’avoir essayé…) Les gens vont sur le site lapin, ils voient des trucs qui leur plaisent, ils achètent le livre directement du producteur au consommateur. On peut avoir vu tous les épisodes des Simpson à la télé et acheter la compilation.

    Où peut-on voir ton travail en dehors des blogs ?
    Dans mon garage, et dans quatre, non trois, enfin deux librairies françaises sérieuses, une à Paris, une à Lille.

    As-tu des albums ? Peux-tu nous les présenter ?
    En bande dessinée, j’ai publié « lapin 1, je suis un lapin » en 2005, compilation des premières aventures de lapin en photomontage.
    En mai dernier, j’ai publié aussi « les rois du management », une mini-série avec les lapins dessinés, qui reprend des épisodes plus récents.
    Enfin, j’ai également publié deux petits livres des citations idiotes illustrés de gags en une image.
    Ces magnifiques ouvrages sont disponibles dans la librairie lapin : http://editions.lapin.org/librairie/index.php?cPath=3

    Qu’attends-tu de ta venue au Festiblog ?
    Un peu d’adulation, un grain de sexe, des ventes phénoménales, et bien sûr, de la drogue.

    Parle-nous d’un truc qui n’a rien à voir avec la BD et que tu aimes ?
    Aller à l’église, boire de l’eau, l’abstinence, et surtout, la modestie.

    Un dernier mot ?
    Désolé d’avoir un peu rendu l’interview en retard, mais j’étais vautré dans mon canapé à- attends, j’ai George Herriman qui m’appelle sur l’autre ligne, va falloir que je te rappelle, d’accord ?