Notre 20e invité fut tout spécialement convié par notre cher parrain. Il fera son baptême du Festiblog en septembre et nous vous proposons de faire plus ample connaissance au travers de cette interview. Bienvenue à Thibault Balahy !
Qui es-tu ?
Thibault Balahy, je vis et travaille à Angoulême où j’enseigne les arts appliqués. Je suis membre du collectif café creed (connu pour son recueil collectif jeunesse Choco creed). Je suis auteur de bande dessinée, illustrateur pour l'édition et la presse. Je fais parfois des concerts dessiné.
Comment as-tu commencé à dessiner ?
Je n’ai jamais arrêté.
As-tu suivi une formation ?
J’ai fais des études d’arts appliqués au lycée des Arènes à Toulouse (mise à niveau, bts espace de communication, prépa, puis licences et maîtrise d’arts appliqués).
Peux-tu présenter ton blog ou ton webcomics ?
The headless man est un lieu où je partage mon travail en cours, mes réflexions, carnets de croquis. J’ai posté pas mal de choses sur grandpapier (plateforme d’auteurs gérée par l’employé du moi) et j’ai participé aux autres gens (5 épisodes).
Pourquoi as-tu commencé à bloguer ou à publier tes BD en ligne ?
Pour sortir de l’isolement, faire connaître mon travail, ce qui m’a permis (ainsi que par un certain réseau social) de trouver des projets variés (bande dessinée, illustration, presse…).
Quel public voulais-tu rencontrer ?
Celui qui se sent concerné par ma recherche de poésie, de silence et d’expressivité. Donc aucun profil type en particulier.
Et finalement qui sont tes lecteurs ?
Le lectorat est une chose abstraite pour l’auteur, ça ne s’incarne que partiellement durant les festivals, mais la magie de ce mêtier c’est de se faire une place dans la tête de certains, dans le secret. C’est la partie cachée où mon travail m’échappe, fait son chemin.
Combien de temps passes-tu en moyenne sur tes notes ?
Pas trop de temps excepté quand je fais un texte sur le dessin (voir « De l’apprentissage du dessin » dans la catégorie dessin de mon blog).
Est-ce que ce sont des dessins spécialement faits pour le blog ?
Parfois oui, mais la plupart du temps mon blog se limite à être une sorte de journal de bord de mes divers projets dessinés sur lequel je poste des fragments, des recherches.
Avec quoi dessines-tu ?
Encre de chine (plume et/ou pinceau), craie, mine graphite, tampon typographique, éosine, tout ce qui me tombe sous la main. Ensuite, mise en couleur, nettoyage sur photoshop.
Quelles sont tes influences graphiques ?
Elles ont variées dans le temps. Egon Schiele, Benoit Jacques, Hugo Pratt, Blutch, Twombly. Le cinéma et la littérature aussi m’inspirent parmi beaucoup d’autres choses.
Combien de temps passes-tu sur les blogs des autres ?
De moins en moins depuis que je bosse sur mes projets. En ce moment je suis en train d’adapter Falaises, d’Olivier Adam avec le scénariste Loïc Dauvillier, un roman graphique de 150 pages qui sortira chez Olivius l’an prochain.
Quels sont ceux dont tu es fan ?
Je suis plus trop de blogs mais je dirai : Pochep qui me fait régilèrement mal aux joues, Terreur Graphique, François Matton pour sa poésie.
As-tu fait des rencontres grâce aux blogs ?
Quelquefois des auteurs, sinon des personnes sensibles à mon travail.
Es-tu sensible aux commentaires ?
Comme tout le monde, mais mes posts s’accompagnent de très peu de commentaires. Même si je sais que je suis apprécié, cela se fait dans un certain silence. C’est assez énigmatique d’ailleurs.
De manière générale, que penses-tu que la BD numérique (à lire sur le web, sur iPhone, sur PSP…) ?
Ayant participé à LAG, j’y vois un terrain de jeu, un laboratoire pour de nouvelles façons de raconter et créer des images.
Où peut-on voir ton travail en dehors de ton site ?
Sur Ultrabook, Les autres gens, Grandpapier.
As-tu des albums ? Peux-tu nous les présenter ?
J’ai fait la boite chez Alain Beaulet (collections les petits carnets) qui reprend ce que j’avais fait pour les 24h de la bd, c’est une histoire muette sur le monde de l’art et du musée. Dawson, le nord c’est pas fait pour les chiens (Viltis bd), un récit bd+cd fait avec Wilfried Hildebrandt, chanteur du groupe Coup d’marron. Qui évoque un voyage initiatique dans le grand nord entre un fils et son père. Comme je l’ai dit je travaille en ce moment sur Falaises et aussi sur un recueil collectif (ART-MONSTRE) soutenu par Café Creed sur le thème du monstre dans l’art et qui paraitra en janvier 2013.
Qu'attends-tu de ta venue au Festiblog ? Un mot pour ceux qui vont venir te voir ?
Je ne connais pas du tout ce festival, donc je suis curieux de le découvrir et de rencontrer de nouvelles têtes. Je remercie au passage Wandrille qui m’a fait l’honneur de m’inviter. Et à ceux qui me connaissent par le biais des autres gens et aux autres : à bientôt.
Un dernier mot ?
« L'image n'est pas une quelconque idée exprimée par le réalisateur, mais tout un monde miroité dans une goutte d'eau. » Andreï Tarkovski







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