Interview de Nancy Peña

Quand on évoque son nom dans la blogosphère, on découvre très vite que tout le monde connaît les dessins de cette artiste discrète "expatriée" à Besançon. Laissé à l’abandon sur le bord d’une autoroute de vacances, son blog s’est tu pendant l’été. Avec la rentrée, retrouvons Nancy Peña.

Chatnoir Comment as-tu commencé à dessiner ?

En imaginant des histoires après l’école.

As-tu suivi des cours de dessin ou une   formation artistique ?

J’ai fait toutes mes études en arts appliqués, depuis le bac jusqu’à une agrégation.   Et j’ai surtout suivi les cours de l’atelier de Catherine Escudié à Toulouse, pendant plusieurs années. C’est vraiment là

Quel est ton objectif premier quand tu bloggues ?

Je voulais pouvoir présenter mes dessins plus librement et plus vite, et montrer des choses moins abouties que ce que je mets sur mon site, dont la vocation est plutôt de présenter des illustrations ou des planches finies.

Quel était ton public cible au démarrage   ?

Au départ, j’ai ouvert ce blog surtout pour moi, pour m’obliger à
dessiner régulièrement. Donc je n’avais pas du tout idée de qui pouvait
me lire parce que ça n’avait pas grande importance.

LewiscarrolQuels sont tes lecteurs aujourd’hui ?

Difficile à dire, pas mal d’amis sans doute, mais c’est aussi un moyen de conserver un lien avec ses lecteurs entre deux albums.

Combien de temps passes-tu sur tes notes   (par jour/par semaine) ?

Je ne fais pas vraiment de mises à jour régulières, et les dessins
que je mets en ligne sont très divers aussi, ça va du croquis fait en 5
minutes à des illustrations plus poussées.

Est-ce du matériel fait exprès pour le   blog ou un carnet de croquis scanné ou des trucs repris ailleurs ?

C’est surtout un carnet de croquis scanné, parfois mis en couleur à l’ordinateur.

Comment les réalises-tu ? (crayonnés,   palette graphique, aquarelle…)

Plume et encre pour les illustrations, crayon gras pour les croquis.

Quelles sont tes influences graphiques (BD ou artistiques) ?

C’est toujours assez dur de discerner ses propres influences. J’en vois deux vraiment importantes :
La première, c’est will eisner, que j’ai découvert dans la bibliothèque géante de mon père.
C’est
lui qui m’a donné envie de raconter des histoires et qui m’a fait
comprendre comment on pouvait se servir de labande dessinée pour le
faire.
La deuxième, c’est la gravure, et en particulier des graveurs comme Rembrandt et Callot.
C’est grace à eux que j’aime tant la ligne.
Sinon,
j’ai l’impression d’être très influencée par les romans que je lis. Par
exemple pour dessiner le Cabinet Chinois, beaucoup d’images sont venues
des livres de Marguerite Yourcenar.

GuildeCombien de temps passes-tu à lire les   blogs des autres ?

Beaucoup trop de temps…

Quels sont ceux dont tu es la plus fan ?

Les blogs des copains (Feyd, Miss Gally, Louis Bertrand Devaud…), et
sinon   Not a love song, Le journal de la jungle… des blogs dans
lesquels ça dessine   en tout cas.

As-tu rencontré des gens grâce aux blogs ?

Oui, toi !

Es-tu sensible aux commentaires ?

Comme tout dessinateur de bd, je marche pas mal à l’égo, donc oui, évidemment.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans les blogs ?

Ca fait tellement longtemps que je n’ai pas mis mon blog à jour que j’ai honte de répondre…

Qu’aimes-tu le moins dans les blogs ?

Peut-être, que tout soit mis au même niveau, et que donc, chacun
pense avoir   à dire ou faire quelque chose d’intelligent, alors que la
qualité des blogs   est très variable.

Que penses-tu des flux RSS ?

Depuis qu’ils sont côtés en bourse, ils sont devenus beaucoup trop prétentieux. 

MiamEt en dehors des blogs où peut-on voir ton travail ?

Sur mon site perso, et puis
dans les rares parutions de mes travaux : un album (le cabinet chinois
paru à la boîte à Bulles, un tout petit livre (le péril léporide paru
chez le reb’) et des pages par ci par là (Porophore, Polystyrène, Zoo).
Et bientôt, il y aura le premier tome de la Guilde de la Mer, une série
d’aventures maritimes.

As-tu des albums, si oui ? Peux-tu les présenter ?

Le cabinet chinois, donc, un album en noir et blanc dont l’histoire
se déroule dans la Hollande du XVI ème siècle, et dans lequel on
rencontre des alchimistes et des dragons chinois. Et bientôt, il y aura
le premier tome de la Guilde de la Mer, une série d’aventures maritimes.

Un dernier mot ?

Non, pas de dernier mot, c’est trop triste.

NB : Les mises en couleur de Nancy sont confiées à Feyd et Gally… A découvrir sur leur blogs respectif.

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Comments

10 responses to “Interview de Nancy Peña”

  1. séverine Avatar
    séverine

    et ça sortira chez quel éditeur “la guilde de la Mer”?

  2. YLej Avatar

    La Boite à Bulles !

  3. Gally Avatar

    Nancy on t’aime ! 🙂

  4. Stanislas Gros Avatar

    Hé mais Nancy Pena a un blog, je savais même pas! Je me précipite!

  5. poipoipanda Avatar

    nancy ! c’est super beau ce que tu fais ! et tu te fais tellement bien mordre la main par les pélicans ^_^ !

  6. yllya Avatar

    woééééééé des mises à jour^^

  7. simon Avatar

    ça c’est quelqu’un qui sait dessiner! felicitation…

  8. Nancy Avatar

    ça alors, Poipoipanda,tu m’as reconnue aux prises avec ces foutus pélicans ! C’est une histoire vraie alors faites gaffe !

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