Elle a longtemps ensoleillé l’entrée des "éditions Machin" en tant que blonde de l’accueil. Elle est maintenant la blonde des mangas toujours chez "Machin". Il serait quand même temps que les collaborateurs de Princesse Capiton se mettent à lire "Au tout petit hasard des mots" et lui confient un album.
Comment as-tu commencé à dessiner ?
Aussi loin que je me souvienne, le dessin a toujours, intensément, fait partie de ma vie.
Il y a un détail, pourtant, que je place à l’origine de mes velléités de raconter une histoire grâce aux images, et que j’ai envie d’exhumer, là, puisque c’est le propos.
Je crois bien que c’était il y a très longtemps (Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître), je ne savais encore ni lire ni écrire, mais j’ai aujourd’hui encore une vision très précise de petits dessins que j’ai faits vers 5 ans sous les directives de ma maman (à l’époque, je dessinais sans doute déjà mieux qu’elle).
Ces dessins, ces pictogrammes, plutôt, étaient destinés à être affichés sur la porte pour, en cas de réveil intempestif, nous expliquer, à ma sœur et moi encore endormies, ses mini-absences mainales (aller chercher le pain, emmener papa au travail, etc.)
Cette solution fonctionnait à merveille et nous sécurisait lorsque, l’espace de quelques minutes, nous nous retrouvions seules dans l’appartement.
C’est mon premier souvenir de dessin proprement narratif.
As-tu suivi des cours de dessin ou une formation artistique ?
Une maîtrise d’arts plastiques, un souvenir pas forcément agréable, qui ne m’a rien apporté sur le plan graphique, en tout cas.