Tag: Nils Glöt

  • Invité #75 : Nils Glöt

    En provenance directe de la Suède (ou pas), Nils Glöt sera de nouveau de la partie avec un invité de marque.

     

    Participation Nils Glöt

     

    Quoi de neuf dans ta carrière et tes projets depuis ta dernière participation ?

    Suite à mon premier Festiblog, je m'attendais à être approché par des studios pour adapter les chroniques. Ils auraient voulu faire ça en 3D et j'aurais eu peur que cela trahisse l'esprit du blog. Et puis on se serait battus sur la question des acteurs : j'aurais insisté pour avoir Bill Murray dans le rôle d'un viking (pour son côté bougon sympa et aussi parce qu'il a porté la moustache autrefois) mais on se serait heurté à des problèmes de calendrier rendant l'affaire impossible. Comme personne ne m'a contacté, j'ai créé un nouveau blog qui parle de Jésus http://jesusonthebus.blogspot.fr/. Pour l'instant, le pape feint l'indifférence mais je sais de source sûre que Robert Hossein est hors de lui et souhaite engager des poursuites pour plagiat.

     

    Illustration 1

    Cette année, c'est Marion Montaigne et Wandrille qui parrainent le Festival. La première parle de science sur son blog, alors parle nous d'une invention que tu aimerais voir exister ? Le deuxième crée des jeux, alors c'est quoi ton jeu préféré ?

    Alors oui, contrairement à une idée largement répandue, les abeilles voient le monde en couleur et pas en noir et blanc. Elles confondent le rouge et le gris mais elles compensent en voyant les ultraviolets, ce qui leur permet (en théorie) de distinguer les hologrammes sur les billets de banque. J'ai appris récemment que le mélange de jaune et d'ultraviolet donne une couleur invisible pour nous et qui s'appelle le "pourpre de l'abeille". Un genre de bleu impossible à décrire. Une belle invention serait une paire de lunettes spéciales qui permettent de voir le pourpre de l'abeille. Ca ferait une couleur en plus, ce qui n'est pas rien. Et si en plus elles pouvaient être clipsables sur mes lunettes de myope, alors là, ce serait vraiment parfait. Pour les jeux, comme je n'aime pas tellement ça, mon jeu préféré est -et restera- celui qui dure le moins longtemps : le morpion, c'est bien, pierre-feuille-ciseaux, pourquoi pas, ou à la rigueur, une partie (inachevée) de Bonne paye, à cause des jeux de mots de haute facture (dont le fameux : "Jean Frémi, doreur"). Il y a aussi "Déconnaissance", c'est un jeu créé par Patrick Sebastien dans les années 80, mais il est très dur à trouver et seuls quelques initiés se partagent jalousement les derniers exemplaires en circulation.

     

    Illustration 4

     

    Un mot pour ceux qui vont venir te voir ?

    L'an dernier on m'a parlé des surströmmings, spécialité culinaire suédoise à base de hareng fermenté plusieurs mois (ça sent très mauvais). Avec le surströmming, le hareng est devenu à la Suède, ce que le whisky est à l'Ecosse : on le conserve à double-tour dans un vieux buffet en attendant que le temps fasse son ouvrage et on ne le sort que pour les hôtes de marque. Alors voilà : cette année, je m'engage solennellement à offrir 2 surströmmings à quiconque m'en amènera un bocal.

     

    Illustration 3

    Quelque chose à ajouter ?

    Merci à l'équipe du Festiblog pour cette nouvelle invitation !

  • Invité #51 : Nils Glöt

    C'est un viking parisien que nous accueillons cette année pour la première fois. Nils Glöt viendra nous parler de tout un tas de choses, mais toujours dans un "cadre strictement suédois".

    Venue au festiblog Suedois 1
    Qui es-tu ?

    Je m'appelle Thomas, j'ai 26 ans, je vis à Paris. Quand je m'ennuie, je mets un casque à cornes et je raconte des bêtises sur la Suède.

     

    Comment as-tu commencé à dessiner ?

    Je dessinais enfant. J'ai l'impression que tous les enfants dessinent et qu'en grandissant, la plupart se mettent en tête que ce qu'ils font est moche et abandonnent. J'ai recommencé à dessiner vers 13, 14 ans, en découvrant avec Geluck, Sempé ou Serre que le dessin pouvait être au service d'une idée ou d'une histoire.

     

    As-tu suivi une formation ?

    J'en ai suivi tout un tas, mais jamais en rapport avec le dessin, c'est dommage, ça me ferait gagner du temps.

     

    Peux-tu présenter ton blog ou ton webcomics ?

    Les chroniques suédoises parlent de développement durable, d'égalité hommes-femmes, de sécurité sociale, bref de tout ce qui nous fait rêver dans le "modèle suédois". Parfois, pour éclairer tel ou tel aspect d'une question particulièrement pointue, je suis amené à évoquer croque-monsieur, tortues des galapagos et gerbilles, mais toujours dans un cadre strictement suédois, c'est très important.

    Suedois 3
    Pourquoi as-tu commencé à bloguer ou à publier tes BD en ligne ?

    Pour en finir avec la procrastination. Dessiner une BD sans savoir si elle pourra trouver des lecteurs un jour, c'est la meilleure façon de ne pas la dessiner. Je sais de quoi je parle : j'en ai déjà pas dessinées 3 et je suis en train de ne pas dessiner ma 4ème. Avec le blog, c'est plus simple.

     

    Quel public voulais-tu rencontrer ?

    Ma maman.

     

    Et finalement qui sont tes lecteurs ?

    Selon Google analytics, mon public est constitué de "visiteurs uniques absolus". Ils habitent un peu partout dans le monde, notamment à Paris, Lyon et Toulouse.

     

    Combien de temps passes-tu en moyenne sur tes notes ?

    Je dessine le vendredi. Je dois passer 3h sur la mise en place, le dessin et l'encrage de chaque chronique, 1h à me battre avec mon scanner et encore 2h de nettoyage sur Photoshop. Je suis assez lent.

    Suedois 4
    Est-ce que ce sont des dessins spécialement faits pour le blog ?

    Oui, dans le sens où le rythme de narration et la mise en page sont pensés pour le défilement à l'écran. Non, dans le sens où en remoulinant tout ça, ça pourrait très bien exister sur du papier.

     

    Avec quoi dessines-tu (crayons, pinceau, palette…) ?

    Un crayon, une plume, du papier, de l'encre et du gris de payne. Rien de très fou. Mon scanner digère mal l'aquarelle, alors j'en mets pas souvent.

     

    Quelles sont tes influences graphiques ?

    Surtout des dessinateurs humoristiques ou des illustrateurs. Sempé, évidemment, Reiser, Bosc, Quentin Blake et puis tout plein de gens du New-Yorker, Charles Addams, Saül Steinberg, Roz Chast, Leo Cullum… La plupart sont autodidactes, ça doit me rassurer.

     

    Combien de temps passes-tu sur les blogs des autres (par jour ? par mois ?) ?

    Assez peu, je butine à droite à gauche, ça doit pas dépasser une heure par semaine.

     

    Quels sont ceux dont tu es fan ?

    On vient de me faire découvrir le blog de Jérôme Anfré, j'aime beaucoup.

    Suedois 2
    As-tu fait des rencontres grâce aux blogs ?

    Pas de rencontre en chair et en os, mais des échanges avec d'autres dessinateurs, le quotidien d'Anna à la Réunion ou encore le blog de Janine sur la philosophie et les Moomins.

     

    Es-tu sensible aux commentaires ?

    Oui oui, bien sûr. C'est comme les cartes postales, j'en écris peu mais je suis toujours très content d'en avoir.

     

    De manière générale, que penses-tu que la BD numérique (à lire sur le web, sur iPhone, sur PSP…) ?

    J'y connais pas grand chose mais ça me fait penser à la 3D au cinéma, ça marche s'il y a une vraie réflexion fond/forme. Chaque support suppose des narrations différentes (image par image, scrolling, etc.), des mises en couleurs adaptées (autant le rendu couleur d'un ipad est formidable et à peu près normé, autant celui des écrans d'ordinateur est très variable d'un poste à l'autre), ça ouvre un tas de possibilités de création.

     

    Où peut-on voir ton travail en dehors de ton site ?

    Pour l'instant, chez moi (comme c'est pas grand, je suis ouvert à toutes les propositions).

     

    As-tu des albums ? Peux-tu nous les présenter ?

    J'ai publié 4 livres moi-même, avec mon imprimante et tout. Ca prend des semaines et on peut en faire qu'un exemplaire alors c'est chouette pour des cadeaux d'anniversaire, mais je ne suis pas convaincu de la viabilité économique de la chose.

     

    Qu'attends-tu de ta venue au Festiblog ? Un mot pour ceux qui vont venir te voir ?

    Je suis plutôt du genre à dessiner dans une cave fermée à double tour, le côté public, c'est une grande première. On verra bien.

     

    Cette année, Guillaume Long, est parrain du Festiblog avec son blog culinaire. Peux-tu nous parler de ton plat préféré et nous donner une bonne adresse où aller manger dans ton coin ?

    S'il fallait n'en retenir qu'un, ce serait le jambon à l'os, avec du pain, du beurre salé et des cornichons. Si possible, avec du vin rouge, après s'être pris une bonne averse sur la tronche. Un resto très sympa : le bistro des oies, 2 rue Marie et Louise, près de l'Hôpital Saint-Louis. Seul problème : ils ferment le week-end.

     

    Un dernier mot ?

    Un immense merci pour cette invitation.