Elle nous aide régulièrement à organiser le Festiblog, un peu normal car elle est maintenant la compagne de son fondateur. Du coup on n’allait pas se priver de sa présence aux tables de dédicaces cette année encore, d’autant plus que son blog fait parti des quelques privilégiés à avoir trouvé une nouvelle vie sur le support papier. Vous l’aurez deviné, notre 59ème invité est Paprika.
Qui es-tu ?
Paprika
Quoi de neuf depuis le dernier Festiblog ?
La principale nouvelle est la publication de mon premier album, "Le Maillot Rouge", adaptation de l’histoire pré-publiée sur mon blog, aux éditions Paquet. Ça a été un grand moment pour moi, et je suis très fière que cette histoire ait commencé par le blog. C’est ce support qui m’a donné l’impulsion pour la commencer et la motivation pour la continuer. Son adaptation papier me permet de tourner une page.
Ton blog a-t-il changé depuis ta dernière interview ?
Oui, il a avant tout changé d’adresse, suite à des déboires avec mon ancien fournisseur d’accès Free. En effet, sans avertissement de leur part, ma base de commentaires a été entièrement supprimée. J’ai dû dire au revoir à des milliers de messages de lecteurs… L’autre changement, c’est aussi le sommeil prolongé de mon blog, à la fois par manque de temps (énormément de travail cette année), mais aussi parce qu’il n’est pas facile d’enchaîner après une histoire comme celle du Maillot Rouge. J’avoue que je ne me vois pas revenir à des petites histoires du quotidien, ça ne s’y prête plus… Je suis donc à la recherche de nouvelles histoires, mais ça demande de lâcher la précédente, accepter de passer à autre chose, ça n’est pas toujours évident.
A ton avis, la blogosphère BD a-t-elle changé cette année ?
J’aimerais pouvoir donner mon opinion là dessus, malheureusement j’ai beaucoup moins suivi les blogs cette année. Je peux seulement dire qu’à l’occasion du Festival de Romans j’ai découvert de nouveaux blogs vraiment sympathiques.
Quel est ton point de vue sur la BD numérique ?
Je crois que la BD numérique trouve de plus en plus sa place dans l’univers de la BD tout court. Son côté complémentaire avec la BD papier apparaît de plus en plus clairement. C’est le support idéal des BD lâchées, légères et quotidiennes. C’est aussi, je crois, le support idéal des feuilletons, ainsi que je l’avais expérimenté pour ma propre BD.
A ce propos, pour toi quel est l’avantage de la BD en ligne ?
L’avantage le plus évident me paraît être l’absence d’intermédiaire qui permet une liberté totale en terme de contenu. Tout le monde peut publier ce que bon lui semble, quels qu’en soient la qualité, le propos, le format… Cela fait nécessairement émerger des talents qui n’auraient peut-être pas passé le filtre des éditeurs. De plus, je crois que publier en ligne régulièrement est extrêmement stimulant et permet de réellement progresser.
As-tu des chouchous en blogs BD ou en webcomics ?
Comme tout le monde, j’ai été conquise par Pénélope Jolicoeur, et je reste fidèle à Miss Gally, en particulier avec Le blog d’une grosse.
Quel est ton meilleur souvenir des précédents Festiblogs ?
Ma toute première dédicace, avec l’intimidation qui l’accompagne.
Un mot pour ceux qui viennent ?
N’hésitez pas ! L’ambiance est excellente et vous ne pourrez être déçus.
Parle-nous d’un truc qui te plait mais qui n’a rien à voir avec la BD ?
Eh bien, pourquoi pas de mon dernier coup de cœur littéraire : "La princesse et le pêcheur" de Minh Tran Huy. Ce roman écrit à la première personne nous fait entrer dans la peau d’une jeune française d’origine vietnamienne, réservée, originale, mais en pleine gaucherie adolescente. Elle rencontre un jeune homme, d’origine vietnamienne lui aussi. Grâce à leur amitié presque amoureuse, elle renoue avec une partie d’elle qu’elle avait ignorée jusqu’alors. J’adore découvrir des auteurs dont je ne sais rien ou presque, et là pour le coup je n’ai pas été déçue. Une écriture toute en finesse qui me correspond bien. Mes lectures, mais aussi les films, les expos, ou encore la musique, m’inspirent beaucoup pour l’écriture BD.
Un dernier mot ?
Vivement le 27 septembre !


